22 juin 2009

White Jazz, James Ellroy |AMHA S1E11|



Los Angeles, fin des années cinquante. Ed Exley cherche à éliminer de la course aux élections municipales, Morton Diskant, opposé à l'éviction des mexicains habitant Chavez Ravine. Des fourrures ont été volées dans un entrepôt pour un montant de deux millions de dollars. Dudley Smith est chargé de l'affaire. Un cambriolage se produit chez les Kafesjian, trafiquants de drogue, propriétaires de laveries et indicateurs privilégiés de la brigade des stupéfiants. Un tueur de clochards, le "feu follet fou", rôde dans la ville. Le lieutenant Dave Klein, du LAPD, passe d'une affaire à l'autre. Bien des années après, il se souvient. "Je suis vieux, j'ai peur d'oublier. J'ai tué, j'ai trahi, j'ai moissonné l'horreur. Je veux sombrer avec la musique."

Retour à une narration à la première personne, comme dans Le Dahlia Noir, la boucle est bouclée. White Jazz est dans la continuité direct de L.A. Confidential et de Le Grand Nulle Part, Le Dahlia Noir étant un peu à part. On y retrouve des personnages communs, surtout l'incoutournable Dudley Smith, l'incarnation du flic-gangster qui nous renvoit continuellement la question : "mais p... où sont les bons et où sont les méchants ???" Ca c'est James Ellroy. Même les "gentils" ne sont pas des enfants de coeur, ils en ont gros sur la conscience, ils sont corrompus, tueurs, avides de pouvoir, alcooliques, violents. White Jazz est, à ce niveau, en tout point pareil aux trois précédents.

La différence est totalement subjective : j'ai moins aimé. La montée en puissance de l'intrigue avant le carnage final m'a beaucoup moins accroché. L'écriture est également difficile, le côté j'écris-comme-je-pense du narrateur étant parfois ardu à suivre.

En conclusion, mon préféré du Quatuor de Los Angeles restera Le Grand Nulle Part.

"Souvenez-vous, c'est ici que vous l'avez entendu la première fois : silence et discrétion, vite fait, bien fait, ce ne sera pas répété, et “très Indiscret” !"


Informations éditoriales


Le Quatuor de Los Angeles :1. Le Dahlia Noir 2. Le Grand Nulle Part 3. L.A. Confidential 4. White Jazz
Publication en anglais : 1991
Publication en français : 1991
Éditions : Rivages, Payot & Rivages
Traduction : Freddy Michalski
Pages :537


Pour aller plus loin


Joe Carnahan sera le réalisateur de l'adaptation cinématographique de White Jazz, normalement prévue pour cette année. Georges Clooney a failli participer à cette aventure mais son cahier des charges était ... trop chargé. 

CITRIQ

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