8 sept. 2010

Les poubelles pleurent aussi, Guillaume Suzanne [AMHA S2E43]

INFOS
Publié chez Griffe d'Encre en 2008.
74 pages













Dans un futur non précisé, les extra-terrestres ont débarqué sur Terre pour faire chier aider les humains, les maisons stationnent et les poubelles font des blagues facétieuses aux contractuelles. L'intrusion des Nods -venant de Nodule mais on ne sait pas où cela se trouve- dans la vie quotidienne et politique des humains ne plait pas à tout le monde ...


Avec une pointe d'humour sympathique, Guillaume Suzanne nous embarque dans une histoire délirante, avec des personnages qui ne le sont pas moins (prix du meilleur second rôle féminin, Betsy la poubelle amatrice de vieilles godasses). De l'art de parler de choses sérieuses (y a-t-il plus sérieux comme sujet que l'invasion de notre planète par des E.T. interventionnistes ?) sur le ton de la rigolade. Un fond et une forme que j'ai déjà pu trouver chez Don Lorenjy et ses Blaguàparts si savoureuses, publiées il y a peu chez le même éditeur.

L'auteur est à suivre, la maison d'édition aussi. Le bouquin est tout fin et peu cher. Que les poubelles qui n'ont rien dans le rumen passent leur chemin, Betsy, elle, a lu Les poubelles pleurent aussi, et en rit encore du verre pilé.

A noter que la suite, Les poubelles pleurent encore (qu'est-ce que ça pleurniche, une boîte à ordures tout de même) est disponible à la souscription chez l'éditeur.

EXTRAITS

• La poubelle enregistra le ton cavalier, haussa avec résignation ses poignées latérales. Elle s'engagea sur le trottoir, bousculant Bertrand. Elle regroupa ses pseudopodes et se propulsa vaille que vaille sous cette gravité de plomb qui la soudait au sol. On aurait cru un nageur bleu vif, trapu, brassant l'air avec application. Sans bras, avec beaucoup trop de jambes. Et en train de couler.

• Ils lisaient dans les pensées et disaient toujours la vérité. C'était à croire qu'ils avaient pris modèle sur les Martiens de Frederic Brown. Ceci dit, les Terriens auraient été bien en peine de leur lancer "Nods, go home !" puisque nul ne savait où se trouvait Nodule.

• Cela avait débuté par un classique "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme", continué avec un palpitant " Conscience sans science n'est que con" alors qui sait à quoi cela aurait pu aboutir.

AILLEURS

Sur mes brizées, Le Terrier de Chiffonnette,

CITRIQ

POUR ALLER PLUS LOIN

• Les trailers : les poubelles pleurent aussi, les poubelles pleurent toujours.
Le blog antinod.


3 commentaires:

  1. Ah oui, ils sont bien les Grifouillencrés !
    Faut que ça se sache (et que ça se lise, surtout).

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  2. J'avais bien aimé aussi, et j'ai l'intention de continuer à découvrir ces éditions...

    Ca m'avait penser un peu à la fois à Douglas Adams et à Roland C. Wagner, pas toi?

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  3. @ Lorenjy : oui tout à fait. En tout cas c'est mon deuxième et toujours autant de plaisir de lecture :D

    @Tortoise : jamais lu Douglas Adams, mais je te suis dans ta référence à RCW : de la SF légère, drôle mais qui fait réfléchir quand même.

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