30 nov. 2010

Serial Killers, Stéphane Bourgoin [AMHA S2E53]

INFOS
Publié aux Editions Grasset & Fasquelle en 1993, 1999 et 2003.
504 pages.

SOMMAIRE
Avant-propos
I. Du crime en général et des serial killers en particulier
II. Naissance d'un criminel sexuel
III. Serial killeuses
IV. La traque des serial killers
V. Le profil psychologique
VI. Roger Depue : quinze ans à traquer les serial killers pour le FBI
VII. Profession : profilers
VIII. Portraits de serial killers
IX. Seuls face au diable : trois psychiatres témoignent.
Bibliographie

Ce livre, plusieurs fois réédité, est le résultat de nombreuses années de recherche et de travaux réalisés par Stéphane Bourgoin, grand spécialiste francophone des serial killers. Ces recherches ne sont pas uniquement théoriques car Bourgoin a pu s'entretenir avec une quarantaine de tueurs en série emprisonnés. Au travers d'un sommaire varié, il nous amènera au cœur du sujet : de la particularité du crime des tueurs en série, à la spécificité de la "traque" des serial killers par rapport aux criminels "classiques" et le profilage en passant par des exemples de femmes serial killers. Le gros du livre sont les portraits de tueurs en série: plus de 200 pages pendant lesquels seront décrits les crimes de serial killers principalement américains et sud-africains et comment ils ont été amenés à se faire arrêter.

Je dois avouer que je lisais ce genre de livre plus facilement il y a quelques années ; au bout d'un certain nombre de pages, on a juste envie d'une chose : que ça s'arrête. Les récits sont durs et violents et c'est d'autant plus flippant que l'on sait, en tout connaissance de cause, qu'ici on n'est pas dans Dexter et que les horreurs qui y sont décrites se sont vraiment passées. Je suis donc partagée entre la fascination certaine autour des enquêtes policières, la recherche du détail qui va permettre l'arrestation et la glauquité de lire des récits d'horreur sur 500 pages. S'en tenir à la fiction est peut être plus raisonnable.

AILLEURS

CITRIQ

Lu dans le cadre du Challenge Serial Killer's

10 commentaires:

  1. La fiction n'a pas que du bon non plus. Je viens justement de faire un billet sur "Un employé modèle" de Paul Cleave, et je l'ai terminé un peu un pétard.

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  2. Aurais-je dû préciser "bonne fiction" ?

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  3. Je me suis permise de reprendre ta photo pour mon billet sur L'ascension du Haut-Mal ici http://www.audouchoc.com/article-l-ascension-du-haut-mal-david-b-60945266.html @ bientôt !

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  4. J'avais acheté la première édition de ce bouquin après avoir vu Le Silence des Agneaux, mais à peine sa lecture entamée j'ai ressenti une sorte de malaise, lié au fait que l'on ne se situait plus dans la fiction, et j'ai jeté l'éponge sans plus jamais la reprendre...

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  5. A réserver aux seules personnes voulant connaitre la noirceur de l'âme humaine (enfin de certaines).
    Sinon S. Bourgoin est sympa.
    NicK.

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  6. @Theoma : pas de souci tant qu'il y a un lien vers mon blog comme crédit photo.

    @CaptainNavarre : tout à fait compréhensible.

    @Nick : tout à fait. Ça m'intéresse et me questionne, après ce n'est pas facile à digérer.

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  7. J'ai eu le même sentiment que toi lorsque j'ai lu Le livre noir des Serial killers du même auteur. C'est pourtant une réalité qu'il faut bien garder en tête. L'auteur s'est d'ailleurs spécialisé dans ce domaine car sa femme a été victime d'un tueur en série. Dès lors, on peut comprendre cet acharnement à essayer de saisir la psychologie des tueurs en série...

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  8. D'ailleurs bravo pour la réussite de ton challenge et merci pour ta participation. A bientôt sur Livres à cent à l'heure pour le bilan sur le challenge.

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  9. Tigger Non ! Ne lis pas ça ! Regarde ce qui va t'arriver si tu te spécialises dans l'étude des serial killer :

    Stephen Griffiths, 40 ans, terminait sa thèse en criminologie et s'était spécialisé dans l'étude des serial killers. Mardi, il a été condamné par la justice britannique à la prison à perpétuité. Il a plaidé coupable du meurtre de trois prostituées qu'il a tuées d'une flèche d'arbalète dans la tête, avant de les démembrer. Il a également dit aux officiers avoir cuit certains morceaux et mangé d'autres crus, mais la police n'a pas trouvé de preuve validant les actes de cannibalisme.

    Le juge a estimé que Griffiths était «apte» à plaider coupable et qualifié les meurtres «d'atroces et pervers». Griffiths est également soupçonné d'avoir tué trois autres femmes.

    Il porte à toast à ses victimes

    Décrit par ses voisins comme un «weirdo» (personne étrange), Stephen Griffiths vivait en reclus dans son appartement. Il s'est fait coincer par hasard, alors qu'un gardien de l'immeuble enquêtait sur une affaire mineure et visionnait des bandes filmées par les caméras de surveillance.

    Il a vu Griffiths traîner une femme jusqu'à son appartement. Cette dernière a tenté de s'enfuir en courant dans le couloir. Celui qui s'est auto-surnommé «le cannibale à l'arbalète» l'a alors poursuivie et abattue d'une flèche dans la tête. Selon le Daily Telegraph, il est ensuite revenu avec une canette et a porté un toast en regardant la caméra.

    Il a également filmé une autre de ses victimes avec son téléphone portable, qu'il a égaré dans un train. Le mobile a terminé entre les mains de la police. L'inspecteur en charge de l'enquête a indiqué que les images étaient «la chose la plus dérangeante» qu'il ait jamais vue de sa vie. Face caméra, Griffith a apparemment lancé: «Je suis Ven Pariah. Je suis l'artiste du bain de sang. Voilà mon modèle assistant». La prostituée a terminé en au moins 81 morceaux retrouvés au bord d'une rivière.

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  10. Ha zut alors XD

    Il est pas très doué comme serial killers pour faire des bourdes pareilles. Il aurait mieux fait de regarder Dexter :p

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