31 déc. 2010

Le lézard lubrique de Mélancholy Cove, Christopher Moore [AMHA S2E56]

INFOS
Publié pour la première fois en 1999.
2002 pour la traduction française chez Gallimard.
Traduit de l'américain par Luc Baranger.
Titre original : The lust lizard of Melancholy Cove
432 pages.








Une petite ville typiquement américaine. Des habitants loufoquement attachants. Un dinosaure à la sexualité débridée. On mélange et on obtient un bouquin divertissant, pleine d'humour et bien écrit / traduit.


Je ne tenterai pas de vous résumer davantage ce livre. Déjà c'est tellement tordu que vous vous diriez "c'est quoi ce truc qu'elle essaie de nous faire lire ?" Ensuite, on en vient rapidement à spoiler l'histoire en en disant juste quelques mots.

Le Lézard lubrique de Melancholy Cove n'est pas le bouquin de l'année, ni un bouquin qui fait réfléchir. Le Lézard lubrique de Melancholy Cove est un bouquin de divertissement bien écrit / traduit, drôle, burlesque, avec des personnages haut en couleurs. Le début de l'histoire m'a fait penser à l'ambiance de Twin Peaks, la série de David Lynch qui se passe dans une petite ville américaine, un peu isolée de tout. Melancholy Cove est un peu pareille. Les personnages sont pareillement attachants et émouvants dans leur étrangeté. La comparaison s'arrête là, mais il y a un je-ne-sais-quoi de similaire.

Le bouquin est écrit du point de vue de plusieurs personnages plus ou moins principaux, plus ou moins gentils ou méchants. C'est plutôt réussi et cela donne lieu à des passages plutôt truculents :

• [tuuut anti-spoiler] s'était préparé à affronter les agents des stups, il avait envisagé une fuite à toute blinde, il n'avait pas exclus l'hypothèse d'un échange de coups de feu avec des dealers mexicains. Tout cela pouvait arriver. Il se félicitait d'être un vrai dur capable de s'adapter à toute sorte de situation. Il se croyait supérieur aux autres hommes en raison de sa faculté à se maîtriser quand la pression montait. Par contre, il ne s'était jamais préparé à voir une conduite intérieure teutonne avec un labrador retriever au volant.

Le personnage le plus sympa, outre le labrador sus-mentionné qui a droit à quelques passages de son point de vue aussi est Molly, la folle de la ville :

• - C'est pas tout ça, Théo, mais faut que j'y aille. J'ai des brocolis dans le sèche-linge.
Ah non ! Ce qu'elle avait voulu dire, c'était qu'il fallait qu'elle s'occupe du dîner ou de la lessive, mais pas des deux en même temps. 


J'aime tout particulièrement sa définition de la névrose et de la psychose. Quand je pense qu'il faut un bac +5 pour en arriver à cette conclusion :

• Vous êtes un névrosé, Théo. C'est-à-dire quelqu'un qui pense que quelque chose cloche en lui alors que son entourage le croit tout à fait normal. A l'inverse, une psychotique pense qu'elle est normale alors que tout le monde pense qu'elle est déconnante. Amusez-vous à faire un sondage auprès des gens du coin, et vous verrez qu'on me classe dans la deuxième catégorie. 

Bref, c'est drôle, c'est léger, c'est divertissant. Un bouquin remonte-moral qui pourra au besoin vous servir d'anti-dépresseur ou vous faire passer pour psychotique dans les lieux publics en rigolant tout seul.

AILLEURS

Le cafard cosmique,

CITRIQ

Livre lu en compagnie du Cercle d'Atuan
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Les avis des copains du Cercle

3 commentaires:

  1. Je ne l'ai pas lu collectivement avec vous, fautes de l'avoir trouvé. Mais tu me donnes envie. Ça semble gentiment délirant et du coup bien relaxant, ce qui fait du bien parfois.

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  2. Je viens seulement de lire ton billet .. pour constater que tu as tilté sur le même extrait que moi, celui sur la définition de la névrose et de la psychose :p

    @Julien, oui tu peux y aller les yeux fermés, c'est vraiment un livre agréable à lire et très drôle ^^

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