19 juil. 2011

Dali, Gillet Néret [AMHA S3E35]




Après Magritte, je me suis attaquée à Dali, autre membre éminent du surréalisme. Enfin, si l'on en croit ses propres propos, il est en fait le seul surréaliste : "la différence entre les surréalistes et moi, c'est que moi je suis surréaliste". Ce qui ne l'a pas empêché de se faire virer du groupe, après différentes disputes et que Breton l'ait accusé d'un peu trop s'intéresser à Hitler. Ce, à quoi Dali répondit qu'il ne faisait que peindre ses rêves en provoquant assez violemment Breton : " "Si je rêve cette nuit que je vous encule, demain je peindrai nos meilleures positions amoureuses avec le plus grand luxe de détails." Je vous laisse imaginer que son exclusion ne se fit pas attendre.

Dali est un sacré personnage, un peu mégalo, un peu fou, même s'il prétend le contraire ("l'unique différence entre un fou et moi, c'est que moi je ne suis pas fou"). Je connaissais du personnage ... absolument rien du tout, et de ses peintures, celle ci-dessus La tentation de Saint-Antoine (1946), et Persistance de la mémoire (celle avec les montres molles). Et celle avec les tigres aussi. Sans doute ses plus connues du grand public. Je peux vous dire que quand on a vus ces deux peintures, on n'a encore rien vu.

Là où Magritte pose la question de la réalité, Dali pose celle des fantasmes. Et je dois avouer que ses obsessions me dépassent complètement : c'est trop tordu et trop psychanalytique (voire complètement mystique) pour moi. Si je peux tout à fait reconnaître que ses peintures sont magistrales, elles sont trop nombreuses à me déranger profondément pour que je puisse dire que j'aime son travail.

Prémonition de la guerre civile, 1936.
Six mois plus tard, la guerre civile éclatait en Espagne.

Le livre de Gilles Néret est quant à lui à la mesure des précédents ouvrages publiés dans la même collection que j'ai pu lire.  Il arrive remarquablement à replacer le peintre dans le contexte historique, à nous faire découvrir ce personnage si particulier qu'est Dali par des citations nombreuses et à nous faire découvrir sa peinture à l'aide de pléthore de reproductions de ses œuvres et des explications compréhensibles.

INFOS
Publié en 2004 chez Taschen.
96 pages.

2 commentaires:

  1. J'aime beaucoup le premier tableau, par contre le deuxième .. hum hum ...c'est assez particulier !

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  2. C'est en effet assez ... torturé. Cela dit, pour symboliser la guerre civile, quoi de mieux qu'un être humain se déchirant lui même ?

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