15 janv. 2012

Chronique du soupir, Mathieu Gaborit [AMHA S4E3]


Lilas, anciennement naine guerrière, a pris une retraite paisible en ouvrant une auberge. Son mari, Frêne, s'est "ancré" non loin de là. En compagnie de son amant, l'elfe Errance et de ses amis, elle s'occupe de son auberge et de ses clients. Jusqu'au jour où son fils, Saule, débarque avec une jeune fille, Brune, qui semble en train de mourir. Petit problème : Saule s'est enfui de chez la Haute Fée avec Brune ... Voilà Lilas contrainte à la fuite avec son fils.


On va faire simple : je n'ai pas du tout accroché à ce livre. Il y a pas mal de bonnes idées dedans, entre autre le fait qu'une fée prenne littéralement la place du cœur des êtres, les rendant en quelque sorte prisonniers de la Haute Fée ; les fées renégates et les nains qui "s'ancrent" plutôt que de mourir de vieillesse. Seulement voilà, à force de bonnes idées, une certaine confusion s'installe. Beaucoup de notions ne sont pas très évidentes à comprendre et ne sont pas forcément expliquées, ce qui ne rend pas facile la plongée dans cet univers original.
Le premier cadavre gît au pied de l'escalier. Un jeune milicien vautré contre un mur, le menton sur la poitrine, les deux jambes repliées sous les fesses. Cerne le saisit par les cheveux pour relever son visage. Sa bouche est ouverte sur un cri muet, le cou violacé. A l'aide de son poignard, Cerne arrache les boutons du surcot et dévoile la torse du défunt. Dans un réflexe de survie, la fée a tenté de sortir en grattant la poitrine du malheureux de l'intérieur. Entre les deux lèvres de l'entaille pointe une main de la taille d'un ongle.
Là où le bat blesse également c'est que l'histoire n'est pas à la hauteur des idées développées dans le livre : une banale histoire de fuite devant des miliciens mal intentionnés. Je dois avouer que j'attendais autre chose en commençant ce roman.

C'était le premier roman que je lisais de cet auteur et je retenterai à l'occasion de lire un de ses romans car l'originalité des idées développées dans Chronique du Soupir a attiré mon attention, même si l'histoire en tant que telle ne m'a pas convaincue.

POUR ALLER PLUS LOIN

Publié pour la première fois en septembre 2011 aux éditions Le Pré aux Clercs.
298 pages.

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Olya, Cédric

CITRIQ

11 commentaires:

  1. c'est marrant on lit les mêmes trucs en ce moment ! Par contre j'aime beaucoup ce bouquin, poétique et triste, je pense faire ma chronique bientôt.

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    1. Oui c'est vrai ça. J'attends ta chronique alors. C'est toujours intéressant d'avoir une autre éclairage.

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  2. Oui, j'approuve ! L'idée du souffle (et tous les éléments) est très bien trouvé mais le reste ne suit pas. J'ai été moins déçue que toi, parce que sans aucun doute, je savais qu'on obtenait pas autant que ce que ce livre promettait (chroniques lues des bloggeurs) ; cela a dû inconsciemment jouer.

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    1. Ptètre. Je n'avais lu aucune chronique avant de lire le livre.

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  3. Soit prévenu que c'est le meilleur au niveau de la qualité de l'écriture et du "souffle poétique"

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    1. Bon ben j'attends de lire autre chose alors ^^

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  4. Agone (première trilogie incluse dans l'intégrale Les royaumes crépusculaires) m'avait bien emballé, je te le conseille (d'autant qu'il a été révisé deux fois par l'auteur).

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  5. C'est vrai qu'il est assez complexe de premier abord, j'ai eu un peu de mal au début du livre, mais ensuite je me suis laissée porter, et j'ai adoré cette lecture et suivre l'aventure de cette mère prête à tout pour secourir ses enfants :)

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    1. Voui j'ai lu ton billet dans l'après coup. On se rejoint sur la difficulté d'aborder les éléments qui tournent autour du souffle etc.

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  6. Bon je ne regretterais pas de ne pas l'avoir dans mon sac alors :D
    (menfin Bohême ne m'avait pas franchement convaincue personnellement, du coup j'avais jamais trop eu envie de tester autre chose).

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