26 janv. 2012

Rouge gueule de bois, Léo Henry [AMHA S4E4]


Ce livre est l'histoire de la rencontre improbable entre l'écrivain américain de science-fiction, Fredric Brown et le réalisateur français Roger Vadim. Tous deux mettent au point lors d'une soirée particulièrement arrosée un plan pour réaliser le crime parfait, plan que Fredric Brown se met en tête de réaliser. Il est dérangée dans son élan par ... la fin du monde. S'ensuit un road trip infernal en compagnie de Roger Vadim.
Il resta sans bouger, mimant la mort, espérant faire refluer la nausée jusqu'à ses orteils et, de là, l'amener à couler dans le lit pour s'éponger dans le matelas.
Les deux compères, toujours fortement alcoolisés, vont vivre des aventures burlesques tout au long de leur voyage : entre la communauté cannibale mal intentionnée à leur encontre, les poursuites avec Durand Durand qui traque la femme de Vadim et les arrêts pour remplir le coffre de la Ferrari d'alcools divers et variés, ils seront bien occupés.
Aux crocs, la tête en bas, surplombant des baquets plastique, des agents d'assurance, des sténodactylographes et des pensionnés de guerre finissaient de se vider par le cou, plus ou moins dénudés, plus ou moins ouverts. Derrière, on désossait dénervait apprêtait, on hachait menu des chairs grises et roses, écorchés ou pelées, on mettait à dégorger. On laissait à macérer, brisait des os pour en racler la moelle, on faisait sauter dans la graisse et revenir au beurre noir, on mettait au stock pour que ça faisande.
Sachez-le, ce bouquin est complètement déjanté et bourré de références inexplicables. Ce qui le rend parfois difficile à suivre. Encore que ... C'est le genre de bouquin où la lecture est plus agréable en se laissant porter par les évènements. Cela reste néanmoins ma petite déception avec ce livre, de ne pas avoir reconnu davantage les clins d’œil (bon en même temps, ils se réfèrent à une époque où je n'étais même pas née ...). J'ai l'impression du coup d'avoir manqué un truc qui m'aurait permis de mieux profiter de l'histoire.
Les balles tombaient de partout à la fois et, pendant cinq interminables secondes, ce sont les portes des enfers qui s'ouvrirent devant eux, dégueulant désespoir et compromission et ferraille sur le cœur d'un monde à l'agonie.
Pour les références, l'index en fin de volume peut s'avérer utile. Notez qu'il comporte aussi un certain nombre de recettes de cocktails. Avis aux amateurs. A la suite  de cet index, un vade-mecum recensant des citations, et des notes de l'auteur. On y trouve entre autre une note, page 310, qui explique certainement pourquoi le roman s'appelle Rouge gueule de bois.
Manhattan [70, 169]
Au verre à mélange :
- 2 onces de rye
- 0.75 once de Vermouth doux
- 1 trait d'Angostura
Servir dans un verre à Martini avec une cerise au Marasquin.
Rouge Gueule de Bois est un rêve éthylique destiné aux fans de pulps et de nanars (et de Fredric Brown, bien sûr). Il est néanmoins tout à fait abordable pour les autres, si vous n'avez pas peur de murmurer "what the fuck" toutes les trois pages. Lecteurs trop sérieux s'abstenir.
INFOS
Publié chez La Volte en mars 2011.
336 pages.

AILLEURS

Efelle, Mes imaginaires, Le Pendu,


CITRIQ



6 commentaires:

  1. Il me tente bien ce roman !
    Et l'auteur m'avait fait plutôt bonne impression aux Utopiales : amusant, sans se prendre au sérieux, etc...

    A suivre...

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    1. Oui en effet, il avait l'air plutôt sympa.

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  2. Ça a l'air bien marrant en effet, et le titre en dit déjà long ! :)

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    1. Ha oui ça pour parler de gueule de bois ...

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  3. Ca a l'air complètement barré en effet, j'y penserais un jour où j'ai pas peur de me griller le cerveau :D

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    1. Ça grille le cerveau autant qu'une bouteille de vodka bue cul sec.

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