3 févr. 2012

Edenborn, Nick Sagan [AMHA S4E6]


Si vous n'avez pas lu le premier tome, Idlewild, passez votre chemin, maintenant : spoilers en vue.

A la fin du premier tome, nous apprenions qu'Halloween et ses compagnons de RVI (Réalité Virtuelle Immersive) étaient des sortes de super humains conçus dans des laboratoires afin de repeupler la Terre et de trouver une solution au virus Black Ep qui décima l'humanité. Ce que Pandora et les autres font gentiment en créant de clones. Halloween, quant à lui, a disparu de la circulation, planqué quelque part en Amérique du Nord. Fantasia reste introuvable. 30 ans se sont écoulés depuis les évènements d'Idlewild.


Les chapitres sont très courts, titrés par le nom du personnage qui y parle à la première personne (sauf un qui parle à la deuxième personne). Il y a 5 personnages point de vue (si je n'en ai pas oublié) mais de nombreux autres sont mentionnés : en fait toute la population terrienne ou peu s'en faut. Ce n'est pas toujours très clair pour s'y retrouver, même s'ils ne sont pas bien nombreux.

Pendant 200 pages, il ne se passe rien. On parle de leur vie, au final plutôt banale et sans danger. Ces deux cents premières pages sont clairement là pour planter le décor, nous expliquer ce qui s'est passé pendant les 30 années écoulées et mettre en place les relations, souvent conflictuelles, avec les personnages.  D'habitude, j'aime bien cette séquence dans les livres, même quand elles sont longues, mais là je me suis ennuyée considérablement.

Ensuite, l'action commence quand quelqu'un fait péter le système de sécurité de tout le système informatique et tout ce qui s'en suit. Les pages se tournent plus rapidement, mais ça reste plat.

Au final, je ne suis pas trop arrivée à rentrer dans ce livre, à peine plus que dans le premier. Le souci venant principalement d'une incapacité à capter les personnages, à ressentir de l'empathie, ou de la haine pour eux. J'ai eu l'impression de toujours rester à la surface des choses, comme si je regardais ces derniers humains vivre de très loin là-haut dans le ciel, plutôt que d'être avec eux dans leur monde.

A côté de ça, j'ai du mal à voir où l'intrigue nous mène. L'histoire ne prend pas, n'arrive pas à me passionner. Pourtant c'est du postapo. Mais en fait c'est du postapo aseptisé. C'est moins drôle. Du coup, je ne lirai pas la suite. D'autant que je devrai payer mon exemplaire (j'avais reçu les deux premiers via Virgin Megastore) et que, euuuh, 18 euros pour du semi-poche, c'est pas donné ... Surtout quand on n'apprécie moyennement le contenu.


POUR ALLER PLUS LOIN

Publié pour la première fois en 2004.
2011 pour la traduction française chez J'ai Lu Nouveaux Millénaires
Traduit de l'américain par Patrick Imbert.
Illustration de couverture Urbanhearts - Fotolia.
Titre original : Edenborn
320 pages

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