7 mars 2013

La colline aux Suicidés, James Ellroy [AMHA S5E13]



La colline aux Suicidés est le troisième et dernier opus de la Trilogie Lloyd Hopkins. Voir mes chroniques de Lune Sanglante et de A cause de la nuit

Je viens de relire ces chroniques et je me rends compte que je tourne en rond dans ce que je dis : c'est bien mais Ellroy, c'est un peu toujours la même chose. Il y avait peu de chance que mon avis se modifie pour le troisième volume, l'auteur étant d'une régularité de métronome dans la description de son univers et de ses personnages.
La Colline aux Suicidés, c'était une longue jetée de ciment qui descendait jusqu'à un grand canal de dégorgement des égouts, à l'arrière de l’Hôpital de Sapulveda . La colline est les versants qui l'entouraient étaient clôturés haut de barbelés découpés en une douzaine d'endroits par les membres des bandes qui utilisaient l'endroit comme lieu de réunion et terrain de baise.

La colline proprement dire servait de lieu où le courage se mettait à l'épreuve. La pente était raide, glissante avec toute l'huile renversée, et c'était le champ clos des défis ultimes à moto. Les motards démarraient au somment, moteur coupé, essayaient de rester en ligne dans la descente et, après avoir lentement gagné de la vitesse, enclenchaient alors la première et sautaient l’obstacle, le fossé d'évacuation des égouts, quatre mètres de large remplis d'ordure et de rejets chimiques industriels, trente ans d'accumulation d'objets pointus jetés là-dedans dans le but d'infliger de la douleur. [...] La rumeur voulait que des dizaines de corps se décomposaient dans le sas d'évacuation. La Colline aux Suicidés avait la réputation d'un lieu merdique et dégueulasse, où des hommes braves se détruisaient.
Remettons en contexte : Lloyd Hopkins semble être au bout du rouleau professionnellement parlant ; il est en passe d'être retiré du service en cause sa personnalité instable et légèrement psychopathe  Il est aussi au bout du rouleau d'un point de vue personnel : sa femme et ses filles vivent à San Francisco, il a du mal à renouer avec elles. Le Service lui offre une dernière affaire : une série de braquages de banque, de quoi l’entraîner loin dans l'horreur. Comme pour les deux premiers opus, nous connaissons les agissements des méchants en parallèle de l'enquête d'Hopkins.

J'ai à nouveau eu l'impression de survoler cette enquête plutôt que de m'y plonger corps et âme. J'en viens à me poser la question : est-ce que les romans d'Ellroy sont encore faits pour moi ? J'espère que c'est juste un couac passager. Quoi qu'il en soit, je crois que je vais faire une petit pause Ellroy pendant un an ou deux.

POUR ALLER PLUS LOIN

Publié en 1986.
1987 pour la traduction française aux Editions Rivages.
Traduit de l'anglais (américain) par Freddy Michalski.
Titre original : Suicide Hill
Illustration de Stéphane Peringer.
337 pages

AILLEURS

Lu en lecture commune avec NicK

CITRIQ



4 commentaires:

  1. Blood is a rover...
    Blood is a rover...
    Blood is a rover... Blood is a rover...
    Blood is a rover...
    Blood is a rover... Blood is a rover... Blood is a rover...
    (message subliminal)
    :D

    RépondreSupprimer
  2. Tu sembles mitigés dans cette lecture, mais je n'en avais jamais entendu parler et l'histoire m'attire. Qui sait, peut-être que je me mettrai à la lecture d'un policier bientôt, moi qui n'aimait pas ça avant !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Si tu es attirée par ce genre de lecture, je te conseille plutôt de découvrir Ellroy avec Le Dahlia Noir et les autres romans du quatuor de Los Angeles. J'ai trouvé cette trilogie plus faible que ses autres écrits.

      Supprimer