22 sept. 2013

La maison des derviches, Ian McDonald (2013) [AMHA S5E48]



La maison des derviches est le point de départ d'une histoire aux multiples facettes, mettant en scène différents personnages qui n'ont, au début de l'histoire, rien d'autre à voir les uns avec les autres que de vivre dans cette maison : un petit garçon atteint du syndrome QT long isolé du bruit du monde extérieur par des sortes de super boules Quies, un vieux professeur d'université d'origine grecque, une antiquaire, une jeune diplômée en marketing, le frère d'un musulman fondamentaliste et un trader aux dents longues.

Avec comme point de départ un attentat non revendiqué dans un tram et n'ayant fait d'autre victime que la femme qui portait la bombe, l'histoire va lier ces différents personnages, dans une Istanbul tiraillée par ses paradoxes : à la fois européenne et orientale, à la fois moderne et ancienne. L'histoire se passe en 2027, dans un avenir très réaliste.

Plus que l'histoire en elle-même, dans laquelle j'ai eu du mal à rentrer, ce sont certains passages qui m'ont enthousiasmée comme celui où un type jette sa voiture dans le Bosphore, la triste histoire de délateur de Georgios, la scène où Ayse va parler à cette vieille avec son thé à l'homme mellifié, ... Egalement, un certain attachement à Can, le petit garçon au QT long et son robot aux formes changeantes.

Un roman complexe, aux multiples facettes à l'image de la ville où il se déroule, un roman très visuel aussi que je verrais bien adapté au cinéma. Là où le bat blesse pour moi c'est le côté décousu que je ne suis jamais complètement parvenue à réassembler en un seul morceau et la fin que j'ai trouvé un peu facile. J'en retiens principalement une belle écriture, de belles descriptions et la découverte au futur d'une ville dans laquelle je n'ai jamais mis les pieds (enfin si, mais juste l'aéroport).

POUR ALLER PLUS LOIN

Publié pour la première fois en 2010.
2013 pour la parution française aux éditions Denoël Lunes d'Encre.
Traduit de l'anglais (Irlande) par Jean-Pierre Pugi
Titre original : The Dervish House
Illustration de couverture de Clément Chassagnard
523 pages

EN LIEN

Bifrost spécial Ian McDonald
Utopiales 2010

AILLEURS

GromovarLhisbei, Efelle, Nick, Anudar, Julien,

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10 commentaires:

  1. Oh tu as au moins dépassé ta peur de Ian McDonald :)

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    1. Oui. Je ne suis cependant par fort rassurée pour un lire un autre :D

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  2. Faut que je le lise celui-là, le côté décousu ne me fait pas peur en plus ^^

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    1. Dans ce cas, ça a été difficile. Par exemple Même pas mort a un côté décousu et c'est passé comme une lettre à la poste.

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  3. "Plus que l'histoire en elle-même, dans laquelle j'ai eu du mal à rentrer"
    Pareil.

    "Là où le bat blesse pour moi c'est le côté décousu que je ne suis jamais complètement parvenue à réassembler en un seul morceau et la fin que j'ai trouvé un peu facile."
    Idem.
    Bon, pas mal mais l'ado est un peu de trop (ça fait blockbuster familial en fait)

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    1. Le petit garçon ? Je l'aimais bien justement celui-là. Le grec aussi d'ailleurs, il avait un côté touchant.

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  4. Plus que Ian McDonald, moi c'est le prix qui m'avait fait peur. Pareil que Vert, moi le côté décousu ne me fait pas peur ; je suis en plein dans Les Extrêmes, alors...

    Dommage pour toi qu'il ne t'ai pas plus plu !

    A.C.

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    1. Oui le prix ... J'ai fait la gueule quand avec juste le dernier King et le McDonlad, j'ai vu que j'en avais pour plus de 50€. Mais bon voilà, je me suis inscrite à la médiathèque près de chez moi et je vais aller m'inscrire à la biblio parisienne spécialisée en SF. Tant pis hein ...

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  5. Comme j'aime beaucoup ce que fait McDonald, (raaaah, "Le fleuve des dieux)", je ne manquerai pas d'acheter ce roman aux Utopiales, vu que l'auteur y sera. ;)

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