26 janv. 2014

Utopiales 2013 |AMHA S6E5|


Traditionnellement, je m'en reviens des Utopiales avec l'anthologie publiée pour l'occasion chez ActuSF.

14 textes. 14 auteurs invités aux Utopiales. Enfin non, presque : Jean-Pierre Andrevon n'a à ma connaissance jamais fait partie des auteurs pronostiqués pour cette fournée 2013 et William Gibson a finalement annulé sa venue.

Le livre est plus épais que d'habitude, pour célébrer les 5 ans d'ActuSF aux commandes de l'anthologie du célèbre festival. Ce qui est dommage, c'est que les textes ne soient pas vraiment à la hauteur.

Heureusement, deux textes se détachent du lot : 

Les fleurs de ma mère d'Andras Eschbach, dont je ne peux m'empêcher de penser qu'il est un clin d’œil à Des fleurs pour Algernon. Un retardé mental est chargé par sa mère de veiller sur ses fleurs pendant son absence. Sauf qu'un virus qui tue les plantes se propage lentement. Très touchant.

Trois futurs de Ian McDonald sont trois textes décrivant des futurs bien différents. Dans le premier, dans un pays où les femmes n'ont pas droit à une instruction, une application est créée pour qu'elles apprennent en cachette. Dans le deuxième, la révolution (qui n'est pas sans faire écho au printemps arabe) est lancée par des hackers qui détournent de leur usage des objets électroniques connectés  pour en faire un vaste réseau internet clandestin. Dans le troisième, ce sont des morts qui dénoncent les dysfonctionnements de leur temps et nous font comprendre au fil des pages l'étrange situation dans laquelle ils se trouvent.

J'ai également lu avec plaisir : Dougal désincarnée de William Gibson, Grenade au bord du ciel de Sylvie Lainé, La main tendue de Norman Spinrad (touchante naïveté), Dans les mines de Mars de Jean-Pierre Andrevon, J'ai eu trente ans de Thierrry Di Rollo et Vert dur de Stéphane Beauverger. J'ai apprécié sans plus : La femme aux abeilles de Thomas Day, Comment je suis devenu un biotech de Lucas Moreno et Trois relations de la fin de l'écrivain de Jean-Louis Trudel.

Je n'ai par contre pas du tout aimé Noël en enfer d'Orson Scott Card et La fontaine aux serpents de Jeanne-A. Debats, probablement tous deux trop extrêmes chacun dans leur genre pour me combler.

Bref, un bilan en demi-teinte pour ce recueil que j'aurais préféré plus concis mais plus percutant, à l'image de l'anthologie des Utos de 2010.

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11 commentaires:

  1. Un bilan mitigé donc ... bon du coup voilà une intégrale que je ne regretterai pas d'avoir, lol
    Les fleurs de ma mère ont l'air bien par contre.

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    1. Je te le prêterai pour que tu la lises si tu veux.

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  2. Y'a du beau nom en tout cas !
    je pense que c'est encore plus difficile de faire l'unanimité chez les lecteurs avec un format nouvelle, tant il faut en faire en peu de pages...

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    1. Certes mais l'antho des Uto nous avait habitués à plus de titres intéressants.

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  3. Effectivement, les noms sont connus (et reconnus ?) mais c'est dommage de ne pas y avoir trouvé ton compte :/

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    1. Oui. Bon après ce n'est pas très grave, c'était sympa quand même.

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  4. Un peu déçue aussi, bon c'est pas grave ça fait un joli souvenir avec toutes ces signatures ^^

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    1. Lol voilà ^^ Juste souvenir pour moi la course aux signatures sur les antho c'pas ma tasse de thé.

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  5. Globalement il n'est guère fameux quand même.

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    1. Oui en effet. Surtout si on le compare à celui de 2010. Espérons que le niveau remonte l'an prochain :)

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