20 avr. 2014

Un an dans les airs, collectif (2013) [AMHA S6E20]


Jules Verne, Félix Nadar, Philippe Daryl et Julie Servadac sont sur un ballon.  La tempête fait rage et voilà qu'ils sont sauvés par l'apparition d'une ville volante : Célesterre. Pendant un an ils vont découvrir cette cité volante : ses habitants et leurs mœurs, sa politique, ses technologies, son architecture.


Un an dans les airs


Un an dans les airs est un livre illustré et épistolaire dont chacun des auteurs écrit pour un des protagonistes du récit. Ainsi Jeanne-A. Debats est Julie Servadac (seul personnage de fiction du récit), Raphaël Granier de Cassagnac est Philippe Daryl, Raphaël Albert est Nadar et Johan Heliot est Jules Verne. Nicolas Fructus, l'illustrateur, s'occupe des photographies prises par Félix Nadar ou des illustrations post-voyage réalisée par Adrien Nadar. Julie, Nadar et Jules racontent leur expérience sur Célesterre sous forme de lettres, commentées par Daryl.

Un an dans les airs


J'ai retrouvé dans ce récit l'esprit des romans de Jules Verne : le ton, les personnages, les inventions, la narration souvent contemplative. Cinq semaines en ballon, Vingt mille lieues sous les mers, Robur le conquérant sont les références les plus évidentes mais de nombreux autres titres sont cités. Le travail de documentation est immense. Cela m'a beaucoup impressionné : arriver à créer un univers cohérent à partir des œuvres d'un autre, tout en respectant le contexte historique réel impliquant les différents protagonistes.

Les habitants de Célesterre sont également inspirés par des personnages de Jules Verne et nous sommes guidés au travers du récit par Daryl/Granier de Cassagnac qui explique comment Verne s'est inspiré de ses rencontres en Célesterre pour écrire ses romans pendant ou après cette année aérienne.

Un an dans les airs


Les illustrations sont superbes et le travail de Fructus très impressionnant également. Sa représentation de Célesterre est tout bonnement à tomber par terre. Je vous laisse découvrir les photos qui émaillent cette chronique.  Egalement, il parvient à reproduire l'aspect "photographie d'époque" pour les portraits des personnages. Quel talent !

L'histoire quant à elle m'a un poil moins convaincue : le début est très lent et l'action arrive en masse à la fin, ainsi que quelques facilités scénaristiques que l'on pardonne aisément au vu de l'ampleur du travail accompli par ailleurs. C'est davantage un livre qu'on lit pour son univers et ses illustrations que pour son scénario.

Un an dans les airs


Si connaître l'oeuvre de Jules Verne est un plus pour s'embarquer sur Célesterre, l'expérience peut valoir le détour pour le néophyte également. Avec le risque de vouloir se perdre dans l'oeuvre du grand homme une fois la dernière page tournée (voire même avant). A l'amateur des voyages extraordinaires de Verne, il donnera envie de s'y replonger et de découvrir les romans plus méconnus de l'auteur. Une expérience de lecture unique que je conseille vivement.

POUR ALLER PLUS LOIN

Toutes les infos éditoriales sur Noosfere.
Conférence aux Utopiales 2013
Interview des auteurs

EN LIEN SUR LE BLOG

Vingt mille lieues sous les mers, Jules Verne
Memories of Retrocity, Bastien Lecouffe Deharme
Les Maudits, Elian Black Mor'

AILLEURS

Lune,

Une lecture commune avec Endea.


CITRIQ

8 commentaires:

  1. Joli, c'est certain, le genre de trucs du plus bel effet dans une bibliothèque !

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    1. Très joli dans une bibliothèque ... si je rangeais la mienne :D

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  2. Oui, il a vraiment l'air d'être superbe ce bouquin !

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    1. Beau livre oui. Si tu peux le choper au boulot, je te le conseille.

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  3. Je l'ai emprunté à la bibliothèque, effectivement c'est un livre superbe et super documenté. Comme toi j'ai pas méga accroché à l'histoire, mais j'ai eu une lecture super décousue (genre une ou deux pages par soir), ça n'aide pas.

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    1. J'ai lu de la même façon, sauf pour les 20/30 dernières pages que j'ai enchaînées. En même temps c'est le genre de livre qui se savoure, pas qui se dévore.

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  4. J'adore les livres-univers de ce type, les auteurs ont dû bien "s'amuser"...

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    1. Oui ça a l'air d'être le cas, quand on écoute la conférence qu'ils ont faites aux Utopiales.

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