11 mai 2015

Le cercle de Farthing, Jo Walton [AMHA S7E7]




J'attendais ce retour aux écrits de Jo Walton, découverte au travers de Morwenna, avec un certain enthousiasme. L'auteure galloise nous offre ici une uchronie qui postule la signature d'un traité de paix entre l'Allemagne et l'Angleterre au cours de l'année 1941.

A l'origine de ce traité, un groupe politique qui se fait appeler le "Cercle de Farthing".  Huit ans après, alors que l'Europe est toujours sous occupation allemande, les Juifs traqués et exterminés et l'URSS en guerre contre l'Allemagne, le cercle de Farthing se réunit au domaine d'Eversley, leur lieu de rendez-vous privilégié pour  les intrigues et débats politiques. 

Je disais que ce roman était une uchronie, mais c'est également un roman policier. Car l'histoire s'ouvre sur un meurtre. Celui de Sir James Thirkie, un homme politique des plus important. Et le coupable idéal d'être désigné : David Khan, l'époux, Juif, de la fille du châtelain, Lucy. 

Les chapitres alternent le point de vue de Lucy (à la première personne) et celui de l'inspecteur Peter Antony Carmichael (à la troisième personne). Le policier, dévoué à la vérité, ne croit pas en la culpabilité de David Khan.

J'avais raison d'être enthousiaste à l'idée de retrouver la plume de Jo Walton. Le mélange des genres est réussi. L'ambiance a un parfum très "Downton Abbey" (et ceux qui me connaissent savent à quel point j'aime cette série) : grand domaine, propriétaires terriens en Angleterre, belle maison remplie de domestiques qui sont partie prenante de la vie de ceux qu'ils servent. Ainsi qu'un petit côté "Mystère de la Chambre Jaune" pour l'enquête en huis clos dans une grande maisonnée. Au fur et à mesure de la lecture, la politique prend le pas, donnant de l'épaisseur aux éléments uchroniques seulement évoqués en début de volume. A aucun moment le livre n'est ennuyeux, les pages se tournant toutes seules avec une impatience difficilement contenable.


Sans égaler le brio de La Séparation dans le registre des uchronies sur la Seconde Guerre Mondiale, Le Cercle de Farthing, premier tome d'une trilogie, tire son épingle du jeu. Par une écriture plaisante, une intrigue prenante et une ambiance caractéristique, le roman a su me convaincre et me donner envie de lire la suite.

Informations éditoriales :

Publié pour la première fois en 2006 sous le titre de Farthing. 2015 pour la traduction française chez Lunes d'encre. Traduit de l'anglais (UK) par Luc Carissimo. 335 pages.



CITRIQ

11 commentaires:

  1. L'écriture est simple mais belle et participe grandement à la fluidité du récit. Les personnages sont bien esquissés, c'est une spécialité de Jo Walton on dirait !
    Et puis le fond uchronique est bien plus qu'un simple fond...

    Bref, moi aussi j'ai très envie de lire la suite !

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    1. On ne devra pas attendre trop longtemps je crois :p

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  2. Un très bon roman, c'est sûr.

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  3. Comme quoi, Morwenna n'était pas un "accident", la plume de Jo Walton est vraiment bonne. Ah c'est vrai que question uchronie sur la seconde guerre mondiale, La séparation est difficilement égalable.

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    1. Oui. J'ai quand même une préférence pour Morwenna :p

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  4. Je viens enfin de découvrir Jo Walton avec Morwenna et je trouve effectivement qu'elle a un style d'écriture très fluide et on s'attache très vite aux personnages. Vos chroniques me confirment l'envie de découvrir le cercle de farthing

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  5. Ravie de voir que toi aussi tu as pensé à Downton Abbey tout du long :D

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  6. Rhoo encore un que j'ai envie de découvrir aussi!

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