18 juin 2015

Sovok, Cédric Ferrand [AMHA S7E10]



Ayant bien apprécié Wastburg et son univers fangeux, j'ai eu envie de lire le second roman de Cédric Ferrand. Sovok est un roman rétrofuturiste décrivant le quotidien de trois ambulanciers dans une Moscou en déliquescence.

L'univers de Sovok et ses personnages sont fascinants. On suit en particulier Méhoudar, juif issu du Birobidjan, oblast autonome russe, dont je n'avais jamais entendu parler avant d'ouvrir ce livre (et c'est légèrement inquiétant). Ancien militaire fraîchement débarqué à Moscou, il se retrouve employé dans un service d'ambulances volantes en compagnie de vieux de la vieille : l'imposant Vinkenti, aussi délégué du personnel de l'entreprise qui les emploie et Manya, médecin destituée de son statut. 

A trois ils parcourent la ville à bord de la Jigouli déglinguée, d'un patient à l'autre, d'un hôpital à l'autre. C'est l'occasion pour l'auteur de nous faire découvrir ce monde, son fonctionnement et surtout ses dysfonctionnements. Il s'agit d'une véritable peinture. Tout du long j'ai eu l'impression de lire une bande dessinée, ce qui m'a permis d'adhérer à ce monde surréaliste et outrancier, dont je suis généralement peu friande en format roman. Comme dans Wastburg, la ville est personnifiée au travers de la vie de ses habitants. 

En bémol, je pourrais mettre en avant un léger goût de trop peu et une intrigue liant les petites histoires des trois protagonistes à la grande qui traite de la politique du pays qui débarque bien tardivement

La lecture de Sovok s'avère agréable et visuelle. Elle nous plonge dans un univers rétrofuturiste savamment décrit, à la limite du burlesque. Si l'intrigue aurait pu être plus soignée, il n'en reste pas moins qu'on prend grand plaisir à suivre les aventures de ce trio improbable.

Informations éditoriales

Publié en 2015 aux Moutons Électriques. La couverture est illustrée par Prince GIGI. 184 pages en numérique, soit 1.5 cm, l'épaisseur de ma liseuse.

Chez les blogopotes

Cornwall, Efelle, Gromovar.

CITRIQ

4 commentaires:

  1. Huhu j'aime bien tes infos éditoriales :) Je n'ai pas encore découvert la plume de Cédric Ferrand, mais cela va venir.

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    1. Evidemment quand on lit en numérique, les épaisseurs de livre sont moins variées :p
      C'est une chouette plume :)

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  2. Je suis pas décidée à me jeter dessus (en dépit de ton avis qui le vend bien ^^), si je le lis ça sera à la biblio !

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    1. A la biblio c'est bien aussi (s'ils l'ont).

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