9 juil. 2015

Les derniers jours du paradis, Robert Charles Wilson |AMHA S7E14|


J'ai lu ce bouquin traînant dans ma PàL depuis plusieurs mois déjà, un peu par hasard, sans avoir jamais lu Wilson auparavant.

On rentre aisément dans l'intrigue au départ prenante  du dernier roman de Robert Charles Wilson. Si l'intérêt s'étiole au fur et à mesure à cause d'une trop grande prévisibilité, la lecture reste agréable et de bonnes idées science-fictives nous amènent à réfléchir sur la condition humaine. Les derniers jours du paradis constitue à mon avis un bon roman à mettre entre les mains d'un lecteur néophyte en science-fiction.

Un début prenant

Au début de l'histoire on ne sait pas grand chose. Comme je n'avais pas relu la quatrième de couverture avant de le commencer, les premières pages sont assez déconcertantes. On est visiblement dans un présent uchronique, des entités extraterrestres semblent vouloir prendre le contrôle des humains et une société secrète dont plusieurs membres ont été assassinés voilà quelques années lutte contre ces extraterrestres. De ce fait j'ai trouvé le début très prenant, on a envie de comprendre ce qui se passe.  De plus, nous suivons deux groupes de personnages en alternance d'un chapitre à l'autre, ce qui ajoute une touche de suspens.

Un déroulement trop prévisible

Mon intérêt est allé diminuant une fois les pions et l'intrigue mis en place car le déroulement de l'histoire est trop prévisible. Même le retournement de situation qui arrive vers le dernier quart du livre n'est pas étonnant : on s'en doute quelque part.

Mais de bonnes idées science-fictives

Cela dit, cela se laisse tout à fait lire et il y a de chouettes idées qui sont développées (les simulacres, la radiosphère). Le roman peut faire une bonne entrée en SF pour un néophyte car les codes de la SF se mélangent à des codes non propres à la SF : road trip, amourettes entre les protagonistes. 

Informations éditoriales

Publié pour la première fois en 2013 sous le titre Burning Paradise. 2014 pour la traduction française chez Lunes d'Encre. Traduit par Gilles Goullet. L'illustration de couverture a été réalisée par Manchu. 344 pages soit 2.44 cm d'épaisseur.

Chez les blogopotes






7 commentaires:

  1. Un sympathique roman, qui se lit très bien et très vite, mais qui manque un peu d'ambition. Vite lu, vite oublié malgré quelques idées intéressantes, on attend mieux de Robert Charles Wilson.

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    1. Oui ce n'est pas un bouquin qui continue de trotter dans la tête une fois fini. Je n'avais jamais lu l'auteur donc pour les attentes, on peut pas dire que ça m'a déçu.

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  2. Pas encore lu. Par contre, je l'ai acheté pour ma bibli, justement en pensant aux non-amateurs de SF vu qu'il est facile d'aimer Robert Charles Winson et j'ai fait chou blanc, tous ceux que j'ai convaincu d'essayer ou qui ont pris le livre par eux-mêmes n'ont pas accroché. Ce qui fait que j'ose encore moins le lire maintenant :-(.

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    1. Ha ben mince alors, j'aurais pourtant parié ...

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    2. Étonnant oui, d'autant que moi aussi je trouve ce roman tout à fait accessible aux néophytes en SF...

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  3. Hein ? Tu n'avais jamais lu RC Wilson avant celui-là ? Précipite-toi sur Spin, Les Chronolithes, Julian ou A travers temps ! Que du bon !

    A.C.

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    1. Euh oui oui ... lorgne vers l'état de sa liste à lire ...

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